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Sida état d'urgence :
La communauté internationale peine à prendre conscience de la gravité de la situation alors que l'impact du sida est assez profond pour modifier fondamentalement la sécurité et la stabilité de beaucoup de pays. Les Etats dont un quart ou plus de la population est infectée, où près d'un actif sur deux vit avec le VIH,vont perdre leur capacité à administrer, à répondre au besoin de bien-être, de justice et de sécurité des populations. La Chine, l'Inde, la Russie, l'Ukraine, l'Indonésie et le Nigeria sont directement menacés.

Pour en savoir plus :
Pour autant la situation catastrophique des pays du Sud ne doit pas faire oublier qu'il existe en Europe et en France des inégalités considérables tant dans l'accès à l'information et aux moyens de protection qu'en matière de soins. La médecine a fait beaucoup de progrès et les traitements sont pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale. Mais l'épidémie n'est pas pour autant enrayée.
Il y a aujourd'hui environ 150 000 personnes séropositives en France et environ 600 malades meurent du sida chaque année. Selon les experts, il y aurait entre 5000 et 6000 nouvelles personnes contaminées par le virus par an, avec une majorité de femmes.
Pour beaucoup, le spectre de la mort recule en France, alors on baisse la garde. La vente des préservatifs connaît une chute certaine, les gens se protègent moins : c'est ce qu'on appelle le « relapse », traduisez : une baisse de vigilance qui peut très vite basculer vers un retour de l'épidémie.

Etre séropositif :
Dès la contamination, le virus se diffuse et se reproduit rapidement dans l’organisme, puis se stabilise à un niveau qui varie d’une personne à une autre. Cette période peut passer inaperçue ou se manifester par un état grippal qui disparaît de lui même au bout de quelques semaines. Pourtant, pendant cette phase, l’organisme est envahi par le VIH : le sang et les sécrétions sexuelles sont remplis d’une grande quantité de virus, les contacts sexuels non protégés sont particulièrement infectieux. La fin de cette phase que l’on appelle « primo infection » correspond à la période appelée « séroconversion ». Traduction : quelques semaines après la
contamination, l’organisme produit des anti-corps pour lutter contre le VIH. C’est la présence de ces anticorps que l’on détecte par un test de dépistage qui permet de déclarer que la personne est séropositive. Le virus reste actif, mais se reproduit lentement et ne provoque généralement pas de signes extérieurs visibles.

Ça se soigne ?
Le sida se soigne, mais ne se guérit pas. Au fur et à mesure de l’évolution de l’infection, le système immunitaire se dégrade et devient incapable de défendre l’organisme face à toutes sortes de bactéries, parasites, champignons, virus et à la multiplication de cellules cancéreuses. Résultat : l’apparition de maladies que l’on appelle « infections opportunistes ». Profitant de la faiblesse du système immunitaire, ces germes, inoffensifs chez les personnes en bonne santé , trouvent un terrain propice pour se développer. La recherche a fait des progrès considérables : des traitements sont aujourd’hui disponibles qui permetttent de lutter contre la multiplication du virus, de soutenir le
système immunitaire et soigner les maladies opportunistes. Malheureusement aucun traitement ou projet de vaccin n’a, à ce jour, réussi à éradiquer le VIH et permettre une guérison complète.
Les antirétroviraux : Le VIH étant un virus, un « antirétroviral » est un médicament qui l’empêche de se multiplier dans l’organisme. Utilisé seul, il a une efficacité limité ; associé à d’autres médicaments, il est plus performant : c’est ce qu’on appelle la multi-thérapie, ou tri-thérapie quand
on associe trois médicaments. Ces traitements ont permis à des milliers de personnes vivant avec le VIH de prolonger leur existence dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement, ils ont des effets secondaires importants : ils peuvent provoquer des déficiences en globules blancs ou rouges, endommager le pancréas ou les terminaisons nerveuses, sans oublier les troubles du sommeil, les nausées, les diarrhées. Ces médicaments ne sont pas administrés systématiqu ement à toutes les personnes séropositives. La mise sous traitements repose sur des critères biologiques (quantité de virus, état du système immunitaire) et psychologiques.

Comment ça se transmet ?
La transmission du virus se fait selon trois modes principaux : par voie sexuelle, par voie sanguine, par voie transplacentaire (mère/enfant). Pour passer d’une personne à une autre, il faut que le virus sorte du corps de la personne infectée par un liquide biologique et entre dans le corps de l’autre personne par une muqueuse, une plaie ouverte, une seringue usagée ou un objet coupant souillé de sang contaminé.

Les liquides contaminants sont :
le sang
le sperme
le liquide pré-séminal
le sécrétions vaginales
le lait maternel.

Les muqueuses réceptives sont :
le vagin
la vulve
le pénis
l’anus
la bouche
les yeux
les oreilles
le nez
Le virus se transmet ainsi et pas autrement.

La transmission sexuelle :
C’est le mode de contamination le plus fréquent lorsque les rapports sont non protégés avec et que l’un des deux partenaires est porteur du VIH. Le VIH pénètre dans le corps par l’intermédiaire des sécrétions sexuelles masculines (sperme, liquide pré séminal) ou féminines (sécrétions vaginales) ou par le sang (règles) en traversant les muqueuses du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus ou de la bouche.
Tout rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive fait courir le risque d’une contamination
Toute personne ayant eu des rapports sexuels non protégés est susceptible d’avoir été en contact avec le VIH et donc d’être contaminée. On peut être porteur du virus sans le savoir.
Une personne qui souffre d’une IST (infection sexuellement transmissible) comme la syphilis, l’herpès génital, la chlamydia, etc, est beaucoup plus vulnérable à une contamination par le VIH
La pilule, les spermicides, le stérilet, les implants, le retrait avant éjaculation, la pilule du lendemain ne protègent ni du VIH, ni des autres IST. Seuls les préservatifs ont prouvé leur efficacité
La consommation de certains produits (drogues licites ou illicites) peuvent faire oublier les règles élémentaires de prévention. N’oubliez jamais d’utiliser des préservatifs et du gel à base d’eau en cas de relations sexuelles.

La transmission par le sang :
Le sang contient une forte concentration de virus. Le VIH se transmet donc aussi par le sang. C’est un mode de transmission hautement contaminant, le risque étant évalué à 90%, que ce soit lors de transfusions ou lors d’injections de drogues par voie veineuse.
Après l’affaire du sang contaminé en 1985, des mesures préventives ont été prises pour s’assurer de la qualité des dons de sang récoltés.
Les professionnels de santé ont dû aussi remettre leurs pratiques en question et utilisent aujourd’hui du matériel à usage unique ou stérile
Les usagers de drogue par intraveineuse ont été particulièrement concernés par ce mode de transmission : le partage d’aiguilles, de seringues et d’autre matériel coupant, que ce soit pour la consommation de drogues, le tatouage, le piercing, les rituels, comportent de forts risques de transmission du VIH, mais aussi de l’hépatite B et C.

La transmission de la mère à l’enfant :
Les femmes séropositives peuvent transmettre le VIH à leur bébé pendant la grossesse, au cours de l’accouchement et de l’allaitement. En l’absence de traitement, environ 25% des femmes porteuses du virus transmettent l’infection à leur enfant.
Grâce aux traitements actuels, le risque de contamination de la mère à l’enfant est réduit de façon conséquente : on évalue ce risque à 2% en France. Malheureusement, la majorité des femmes infectées par le VIH vivent dans des pays où les traitements ne sont pas disponibles. L’allaitement est, bien entendu, fortement déconseillé aux mères séropositives.

Ce qui ne transmet en aucun cas le VIH :
Il n’existe aucun cas scientifiquement prouvé de transmission du VIH par la salive. Tout comme pour la sueur, les larmes, l’urine.
Le VIH ne peut en aucun cas se transmettre par simple contact, ou en partageant des objets quotidiens comme les couverts, le linge.
Le VIH ne se transmet pas non plus par l’eau des piscines, les téléphones, les sièges des WC, les piqûres de moustiques, de punaises ou autres insectes.

PRATIQUES A RISQUE :

Pénétration vaginale :
Attention pratique très dangereuse sans précautions

Quels sont les risques ?
Le risque de contamination existe dès qu’il y a pénétration. Toute relation sexuelle non protégée entraîne des risques liées aux IST ( parmi lesquelles certaines peuvent entraîner la stérilité), risque de grossesse non désirée, et à fortiori risque de contamination par le VIH.

Pourquoi ?
Dès qu’il y a pénétration, il y a présence possible du virus. Chez les hommes, dans le liquide séminal , chez les femmes, dans les sécrétions vaginales. Donc, « se retirer » juste avant l’éjaculation n’empêche absolument pas la contamination aussi bien chez l’homme que chez la femme.

Comment se protéger ?
En utilisant des préservatifs.

Pénétration anale :
Attention pratique très dangereuse sans précautions

Quels sont les risques ?
Les risques de contamination par pénétration anale sont très importants. Voire plus importants que par pénétration vaginale.

Pourquoi ?
Il faut savoir que l'anus est plus fragile que le vagin. La muqueuse anale peut subir des lésions pendant la pénétration ( ce sont des portes d’entrées possibles pour le sida mais aussi pour les autres IST ) ou provoquer des saignements et donc mettre le sexe masculin en contact avec d’éventuelles parties infectieuses.

Comment se protéger ?
Utiliser un préservatif et du gel à base d’eau. Le gel limite les risques de déchirures du préservatif. ( on peut trouver ce gel en pharmacie, supermarchés, parapharmacies…)

Fellation :
Pratique à risque si on ne prend pas précautions

Quels sont les risques ?
Le risque de contamination est faible quand il n’y pas d’éjaculation dans la bouche. Il est plus élevé quand il y a éjaculation, que l’on avale ou pas. Bien que le risque soit plutôt faible, il n’est pas possible d’affirmer que cette pratique sexuelle ne comporte aucun danger.

Pourquoi ?
La fellation comporte un contact entre liquides corporels ( liquide séminal plus d’une personne atteinte peut contenir une concentration plus ou moins importante du virus. Il faut donc éviter d’en avoir dans la bouche. ( surtout en cas de problèmes buccaux : gingivite, angine, candidose ).

Comment se protéger ?
En utilisant des préservatifs.

Cunnilingus :
Pratique à risque si on ne prend pas précautions

Quels sont les risques ?
Le risque de transmission du VIH lors d’un cunnilingus est extrêmement rare, voire théorique. Le virus contenu dans les sécrétions vaginales ne semble pas être en quantité suffisante pour entraîner une contamination dans le cadre de cette pratique.

Pourquoi ?
Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut être contaminée dans la mesure où la salive ne transmet pas le VIH. En revanche il est possible mais très rare, qu’une personne qui fasse un cunnilingus soit contaminée. Mais pour cela il faudrait qu’il y ait contact avec du sang de la partenaire séropositive, lors des règles notamment.

Comment se protéger ?
On peut se protéger en utilisant une digue dentaire ( carré de latex utilisé en chirurgie dentaire) disponible en pharmacie. On peut aussi utiliser un préservatif découpé dans le sens de la longueur et lui donner ainsi la forme d’un carré en latex à appliquer ensuite sur la bouche .

Piercing, tatouage et pactes de sang :
Pratique à risque si on ne prend pas précautions

Quels sont les risques ?
Il y a un risque de contamination par percing et tatouages si les règles d’hygiènes ne sont pas respectées lors de la pratique. Mélanger son sang est fortement déconseillé car c’est également une prise de risque.

Pourquoi ?
Le virus du sida et les hépatites se transmettent aussi par le sang.

Comment se protéger ?
Si les personnes pratiquant le percing et le tatouage respectent toutes les règles d’hygiène en se servant du matériel à usage unique, il n’y a pas de risque de transmission du VIH et des hépatites.

Drogue :
Attention pratique très dangeureuse sans précautions

Quels sont les risques ?
Les seringues et aiguilles contaminées peuvent, si elles sont partagées, transmettre le virus. Ceci concerne les utilisateurs de substances injectables qui se piquent avec la même aiguille ou seringue. Entre autre ceux qui se « shootent ». De plus la cuillère et les objets qui servent à préparer la drogue peuvent également être contaminés.

Pourquoi ?
La transmission du VIH chez les usagers de drogue peut se faire par utilisation d’une seringue souillée. C’est la présence de sang contaminé dans les seringues, les aiguilles et le matériel d’injection, et non la drogue qui transmet le VIH. Par ailleurs l’usage de la drogue quelle qu’elle soit ( cannabis, ecstasy…) ou d’alcool peut diminuer la vigilance et faire ainsi oublier l’usage du préservatif ou faciliter une relation sexuelle qui n’aurait pas eu lieu autrement.

Comment se protéger ?
Une hygiène irréprochable du matériel, utiliser ce matériel à usage unique.

Grossesse :
Pratique à risque si on ne prend pas précautions

Quels sont les risques ?
Le risque de transmettre le virus à l’enfant est possible, mais peut être considérablement réduit.

Pourquoi ?
Les traitements actuels disponibles permettent de diminuer vraiment le risque de transmission du virus. Les femmes atteintes par le VIH peuvent donc envisager une grossesse. C’est pourquoi il est très important de savoir si l’on est séropositive avant d’avoir un enfant. Après la naissance, l’allaitement est une source de contamination.

Comment se protéger ?
Faire un dépistage avant d’envisager une grossesse et prendre par la suite les traitements requis.
PRATIQUES SANS RISQUES

Le Baiser :
Pratique sans aucun risque

Quels sont les risques ?
Il n’y a aucun risque de contamination pour le VIH, l’hépatite C et les autres MST.

Pourquoi ?
La salive n’est pas contaminante. Seuls, le sang, le sperme, les sécrétions sexuelles et le lait maternel d’une personne séropositive peuvent transmettre le virus.

Comment se protéger ?
Aucune contamination possible donc aucune protection requise.

Caresse vaginale :
Pratique à risque si on ne prend pas précautions

Quels sont les risques ?
Lors de masturbations réciproques ou doigtés, il n’y a aucun risque d’être contaminé(e) par des petits bobos que l’on aurait au bout des doigts, du fait de se ronger les ongles ou les peaux où d’avoir une petite blessure en cours de cicatrisation. Par contre il peut subsister un léger risque si les doigtés sont pratiqués en périodes de règles.

Pourquoi ?
Le sang est beaucoup plus contaminant que les sécrétions vaginales, il est donc évident qu’il faut éviter de faire un doigté à sa partenaire lorsque celle-ci à ses règles puisqu’il y a du sang.

Comment se protéger ?
On peut se protéger le ou les doigts en utilisant un préservatif que l’on enfile sur le
ou les doigts qui vont pénétrer la partenaire. Idem pour l’anus. Bien sûr, il est aussi
possible d’utiliser des gants en latex.

Transfusion :
Pratique sans aucun risque

Quels sont les risques ?
Il n’y a aucun risque de contamination que ce soit pour le VIH ou les hépatites.

Pourquoi ?
Les produits sanguins et les transfusions sont devenus très sûrs pour tous les virus connus (VIH, Hépatite B, Hépatite C…) qui sont s y s t é m a t i q u e m e n t dépistés. Le risque pour celui qui donne son sang est nul et l’a toujours été.

Comment se protéger ?
Aucun risque encouru, donc aucune protection requise.

Pourquoi ?
On ne guérit pas du sida : la prévention est la seule arme contre le sida et les autres IST.
A l’heure actuelle, même si les multithérapies sont un progrès évident et un vrai espoir d’allongement de vie, la majorité de ces traitements sont lourds, difficiles à suivre et à vivre au quotidien. Certaines personnes contaminées ne les supportent pas. Et en aucun cas, ils ne guérissent du sida. Seules solutions : la prévention et la protection.

Comment ?
On parle de « safer sex » (sexe à moindre risque) et de « safer use » (usage à moindre risque) pour définir les différentes mesures qui permettent de limiter les risques de transmission. C’est-à-dire faire en sorte que les liquides contaminants (sang, sperme, liquide préséminal, sécrétions vaginales) ne pénètrent ni dans votre corps, ni dans celui de votre partenaire.
Cela implique :
pour les personnes qui s’injectent ou sniffent de la drogue, de ne pas partager leur
matériel : avoir sa propre seringue, sa cuillère, son eau, son coton et sa paille.
pour les personnes qui ont des rapports sexuels, utiliser un préservatif avant tout
contact : toutes les pénétrations, qu’elles soient vaginales, anales ou buccales,
doivent être protégées par un préservatif ou un carré de latex.
Mieux se protéger

Pourquoi ?
On ne guérit pas du sida : la prévention est la seule arme contre le sida et les autres IST.
A l’heure actuelle, même si les multithérapies sont un progrès évident et un vrai espoir d’allongement de vie, la majorité de ces traitements sont lourds, difficiles à suivre et à vivre au quotidien. Certaines personnes contaminées ne les supportent pas. Et en aucun cas, ils ne guérissent du sida. Seules solutions : la prévention et la protection.

Comment ?
On parle de « safer sex » (sexe à moindre risque) et de « safer use » (usage à moindre risque) pour définir les différentes mesures qui permettent de limiter les risques de transmission. C’est-à-dire faire en sorte que les liquides contaminants (sang, sperme, liquide préséminal, sécrétions vaginales) ne pénètrent ni dans votre corps, ni dans celui de votre partenaire.
Cela implique :
pour les personnes qui s’injectent ou sniffent de la drogue, de ne pas partager leur
matériel : avoir sa propre seringue, sa cuillère, son eau, son coton et sa paille.
pour les personnes qui ont des rapports sexuels, utiliser un préservatif avant tout contact : toutes les pénétrations, qu’elles soient vaginales, anales ou buccales, doivent être protégées par un préservatif ou un carré de latex.
Liens :

LE MATERIEL DE PREVENTION

Les préservatifs :
Ils existent en version féminine et masculine. Mais leur utilisation n’est pas aussi simple et pour la maîtriser, il vaut mieux les essayer seul et découvrir celui qui vous convient. Vous éviterez ainsi tout stress pendant leur mise en place au moment crucial.
Qu’ils soient masculins ou féminins, n’oubliez jamais que les préservatifs :
protègent du VIH/Sida et des autres IST
protègent des grossesses non désirées
sont sans effet secondaire, en dehors des allergies au latex ou aux produits lubrifiants.

Les préservatifs masculins :
Normes et qualités
Pour reconnaître un préservatif de qualité, il faut vérifier que NF ou CE figurent sur l’emballage. Ce sont les normes françaises (NF) ou européennes (CE) obligatoires pour que les préservatifs soient commercialisés. Ces normes sont absentes des préservatifs aux formes fantaisistes et aux textures originales. Méfiance !

Attention : Les préservatifs sont en latex, matière naturelle qui vieillit tout naturellement . Les préservatifs ont donc une durée de vie limitée. Prenez garde à la date de péremption indiquée sur l’emballage ! Evitez aussi de laisser vos préservatifs près d’une source de chaleur.
Tailles, formes, etc…
Droits, cintrés, en tulipe, lubrifiés ou pas, aromatisés, avec des reliefs, avec ou sans latex. Si l’efficacité du préservatif n’est pas augmentée par sa couleur ou son arôme, la diversité que l’on peut trouver dans le commerce, répond à un seul souci : trouver celui qui vous convient. L’épaisseur est aussi un critère important. Il existe des préservatifs plus ou moins fins adaptés aux différentes pratiques sexuelles. La longueur et la largeur sont aussi des critères importants, pour se sentir à l’aise. À l’heure actuelle, on trouve facilement des préservatifs de 17,5 à 21,5 cm de longueur et de 5,1 à 5,5 cm de largeur.
Allergies
Si vous avez des prédispositions aux eczémas, évitez d’utiliser des préservatifs en latex. Certaines marques proposent des préservatifs en d’autres matières ou hypoallergéniques. Si vous faites des allergies au lubrifiant, utilisez des préservatifs non lubrifiés ou poudrés ou des lubrifiants
spéciaux à base de glycérine. Mode d’emploi du préservatif masculin
Avant tout, contrôlez la présence du sigle NF ou CE
vérifiez la date de péremption, puis contrôlez l’intégrité de l’emballage
évitez de déchirer l’emballage en l’ouvrant par son centre, utilisez les extrémités,
mais sans objet pointu ou tranchant
Avant la mise en place, retirez la peau du gland en la tirant vers l’arrière
Pour ne pas laisser l’air à l’intérieur du préservatif, pincez le réservoir avant de le
poser sur le gland
Placez le préservatif sur le gland dans le bon sens
Déroulez le préservatif sur toute la longueur du pénis en maintenant la pression sur
le réservoir.
Utilisez du lubrifiant, autant que vous voulez. Cela apporte plus de confort et diminue les risques de rupture. Vous pouvez mettre une goutte de gel lubrifiant à l’intérieur du préservatif ou directement sur le gland avant de mettre le préservatif, puis sur le préservatif lui-même et/ou sur l’orifice à pénétrer. L’utilisation du lubrifiant est conseillé pour les pénétrations vaginales et vivement recommandé pour les pénétrations anales. Utilisez des lubrifiants à base d’eau ou de silicone.
Le préservatif ne doit glisser ni pendant le rapport ni après l’éjaculation. Après
l’orgasme chez l’homme survient une perte de l’érection. Il sera important au moment
de vous retirer, de maintenir le préservatif par la base.
Les préservatifs ne servent qu’une fois, jetez-les soigneusement après utilisation.
Attention :
Un préservatif en latex est fragile, n’hésitez pas à en changer en cas de rapport prolongé, ni à rajouter du lubrifiant avant et pendant le rapport.
Changez de préservatif à chaque nouvelle pénétration, et avec chaque nouveau ou nouvelle partenaire.

Les préservatifs féminins :
En vente depuis le début des années 1990, dans plusieurs pays européens et aux États-Unis, le préservatif féminin est disponible en France depuis l’année 2000. Cet outil de contraception est aussi une excellente protection contre les IST dont le VIH. Avec ou sans latex, sous le nom de Femidom ou présinette, utilisable avec des lubrifiants, il peut rester en place longtemps avant et après le rapport. Le préservatif féminin est en fait une sorte de gaine munie d’un anneau souple à
chaque extrémité. L’anneau intérieur, situé du côté fermé, sert à l’insertion et au maintien du préservatif. L’anneau extérieur, plus grand recouvre les organes génitaux externes. Le préservatif mesure 17 cm de long et 7,8 cm de diamètre. Il est lubrifié et à usage unique.

Où le trouver ?
Pour l’instant, il est disponible dans un grand nombre de plannings familiaux, dans les associations de lutte contre le sida, dans quelques pharmacies et distributeurs.
Mode d’emploi
Pour placer le préservatif féminin, il faut être dans une position confortable (assise, couchée ou debout avec un pied posé sur une chaise).
En sortant le préservatif de son enveloppe, évitez de le déchirer avec les ongles.
Pressez ensuite l’anneau intérieur entre le pouce et l’index et insérez-le dans le vagin le plus loin possible.
Placez ensuite l’index à l’intérieur du préservatif, afin de pousser l’anneau intérieur jusqu’au fond. L’anneau externe doit rester en dehors du vagin. Le préservatif est en place.
Lors du rapport, il faut juste vérifier que le pénis entre bien dans le préservatif.
Pour le retirer, tournez l’anneau extérieur afin de le fermer (pour empêcher le sperme de couler). Il suffit alors de tirer doucement pour enlever le préservatif. Une autre méthode consiste à retirer l’anneau à l’intérieur du préservatif, et de le placer directement sur le sexe en érection ou l’objet sexuel. Il suffira au moment de la pénétration de maintenir l’anneau extérieur afin que celui ne pénètre pas à l’intérieur du vagin, mais recouvre bien les organes génitaux externes. Cette méthode est identique celle de la pose du préservatif masculin, sauf que le préservatif est plus
large et déjà déroulé.
Avantages
Ce préservatif présente de nombreux avantages :
Plus solide que le préservatif masculin, il est donc moins sujet aux déchirures
Il peut être mis en place longtemps avant le rapport, ce qui n’interrompt pas les préliminaires.
Il prolonge l’intimité, puisqu’il n’est pas nécessaire de le retirer aussitôt après l’éjaculation
Il ne comprime pas le sexe masculin
Il permet une bonne sensation tactile et il est bon conducteur de chaleur
N’étant pas en latex, il ne provoque pas d’allergie
Il est possible d’ajouter tout type de lubrifiant
L’anneau extérieur par son frottement sur le clitoris procure du plaisir
Ce préservatif offre aux femmes une meilleure maîtrise des moyens de prévention, le partenaire masculin n’étant plus le seul à assurer la protection.
Inconvénients
Le préservatif féminin nécessite un brin de pratique, plusieurs essais avant de pouvoir le placer facilement. Il est donc conseillé de s’entraîner seule avant la première utilisation. Le fabricant précise d’ailleurs que ce préservatif ne peut être proposé qu’aux femmes ayant déjà eu des rapports sexuels et ayant une bonne connaissance de leur anatomie. D’autres soulignent que ce préservatif peut s’avérer bruyant.

Pour en savoir plus :

www.terpan.fr
www.polidis.fr

Le carré de latex :
Cet outil est peu connu du grand public et pas ou peu commercialisé. Il fait partie de la gamme du matériel de protection sexuelle. Son usage est limité à la pratique du cunnilingus et de l’anilingus.

Pour en savoir plus :
www.terpan.fr
Vous pouvez faire vous-même votre carré de latex Pour cela il vous suffit d’un préservatif masculin. Vous le sortez de son emballage, à l’aide de ciseaux, coupez le réservoir, puis découpez le préservatif dans le sens de la longueur (sur un seul côté). Ensuite déroulez le préservatif afin d’obtenir un carré de latex. Appliquez-le sur le sexe ou l’anus de votre partenaire. Il est conseillé d’utiliser du gel lubrifiant sur la partie du carré de latex qui sera en contact avec le vagin ou
l’anus de votre partenaire. Un carré de latex ne s’utilise qu’une seule fois, il faut le changer à chaque rapport.

Dépistage et traitements :
Dépistage
Il est inutile de chercher sur soi-même ou une autre personne les marques du VIH. Seule une prise de sang permet de détecter la présence du virus dans l’organisme. En France, cette démarche reste libre et volontaire
Le test du sida n’est pas une obligation : Il ne doit pas être imposé (par un employeur ou tout autre personne) et ne doit pas être pratiqué à l’insu ou sans le consentement des personnes concernées.
Le test du sida ne peut être utilisé comme un moyen d’identification ou de répression : par exemple pour exclure une personne de son travail, ou pour entraver sa libre circulation…
Le test du sida n’est pas un moyen de prévention. Si vous avez une sexualité non protégée ou si vous partagez du matériel d’injection, vous auriez tort d’imaginer que vous êtes invincible parce que vos tests se sont tous révélés négatifs. Le VIH peut se transmettre à la vingtième, à la centième comme à la première prise de risque.

Si vous venez d’être exposé à un risque :
Vous avez eu une relation sexuelle non protégée avec une personne que vous savez porteuse du virus du sida, ou dont vous ne connaissez pas le statut sérologique
le préservatif s’est déchiré au cours du rapport
vous avez partagé la seringue d’un usager de drogue
vous vous êtes blessé avec une seringue usagée, ou avec un objet souillé de sang d’une autre personne

Que faire ?
Dans les 48 heures possible (au plus tard, dans les 48h après la prise de risque) Prenez rendez-vous le plus tôt possible aux urgences d’un hôpital, si possible avec votre partenaire. Aucun test ne peut encore à ce moment détecter le virus. Cependant le médecin peut, selon l’évaluation du risque, prescrire un traitement pour tenter d’empêcher l’infection (multi-thérapie pendant 4 semaines) Pour en savoir plus, Sida Info Service : 0 800 840 800

Pourquoi faire un test de dépistage ?
Parce que vous avez eu un ou des rapport(s) sexuel(s)sans préservatif avec une ou des personne(s)) séropositive(s), ou dont vous ne connaissez pas le statut sérologique .
Parce que vous voulez savoir où vous en êtes par rapport à l’infection VIH
Parce que le préservatif s’est déchiré ou a glissé pendant le rapport
Parce que vous avez partagé ou vous êtes piqué accidentellement avec du matériel d’injection ou avec un autre objet souillé de sang d’une autre personne
Vous vivez une relation stable et vous souhaitez ne plus utiliser le préservatif dans votre couple
Vous envisagez d’avoir un enfant

Quand faire un test de dépistage ?
De nouvelles techniques permettent le dépistage du VIH dans les différentes phases de l’infection.
Vers le 15ième jour après l’exposition On peut dépister précocement le virus lui-même.
A partir de la 4ième semaine après l’exposition
Le test consiste dans la recherche d’anticorps anti-VIH, par un test Elisa qui sera confirmé par un autre test Western Blot. A partir de la 4ième semaine les résultats de
ce test sont fiables à plus de 99%, il est donc inutile d’attendre 3 mois en cas de doute.

Le résultat :
Même si on a pris un risque il y a longtemps, connaître le résultat d’un test de dépistage est important pour plusieurs raisons :

Si le test est positif (= contaminé par le virus du sida) :
Cela permet de bénéficier d’un suivi médical adapté et approprié. Le médecin évaluera s’il est alors opportun de commencer un traitement ou pas.

Aujourd’hui, même si l’on ne guérit pas du sida, les avancées thérapeutiques laissent entrevoir de nombreux espoirs. Il existe des médicaments efficaces pour ralentir l’évolution de l’infection.
Un suivi régulier permettra de surveiller l’évolution de l’infection et de réagir en fonction en adaptant les soins.
Cela permet d’en informer ses partenaires, et de mettre en place une stratégie de prévention afin d’éviter de se contaminer avec de nouvelles souches virales rendant les soins difficiles, mais aussi de protéger les autres. Être séropositif n’interdit pas d’avoir des relations sexuelles, mais celles-ci
devront être protégées systématiquement en cas de pénétration pour ne pas contaminer son, sa ou ses partenaires. La majorité des personnes qui apprennent leur séropositivité subissent une épreuve et un choc important qui peuvent provoquer des états psychologiques tels que révolte, culpabilité, déni, angoisse ou déprime. S’informer et trouver une aide adéquate est alors
prépondérant. Dès lors il ne faut pas hésiter à s’adresser aux divers organismes spécialisés qui apportent soutien et conseil.

Si le test est négatif (= pas contaminé par le virus du sida) :
Le test de dépistage du sida ne protége pas du VIH, il indique juste la présence ou non dans l’organisme du virus du sida au moment donné. Il sera donc important après la remise du résultat de réfléchir à ses comportements et à ses pratiques afin de mettre en place une stratégie de prévention adaptée. N’hésitez pas à demander conseil…

Où peut-on faire un test ?

1- Dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) qui permet :
de respecter la confidentialité absolue. La séropositivité au VIH est aujourd’hui encore à l’origine de nombreuses discriminations dans notre société, aussi bien dans le domaine familial que dans le milieu professionnel.
de donner accès à une consultation gratuite avec un médecin avant et après le test. C’est l’occasion de rappeler la nature du test et ce qu’un résultat positif ou négatif peut impliquer.
de recevoir des conseils, une information précise et adaptée
de prendre de la documentation et du matériel de prévention

2- Dans certains centres de planification et d’éducation familiale
3- sur prescription médicale dans n’importe quel laboratoire d’analyses médicales (il sera alors remboursé par la Sécurité Sociale)

Pour connaître le centre de dépistage le plus proche de chez vous :
www.sida-info-service.org

Pour en savoir plus :

Qu’est qu’un traitement anti VIH ?
Les antirétroviraux sont les molécules à la base du traitement de l’infection par le VIH. Il existe à ce jour 18 molécules disponibles, réparties dans 6 familles médicamenteuses. Un traitement est composé de plusieur molécules (multithérapie). Aujourd’hui, la plupart des personnes traitées sont sous trithérapie, combinaison de 3 molécules appartenant à 2 familles médicamenteuses. Le sida est aujourd’hui considéré comme une maladie chronique sous traitement.

Pour qui ?
Si le système immunitaire n’est pas dangereusement dégradé, il n’y a pas d’urgence à être mis sous traitement. Ce n’est pas parce que l’on est séropositif au VIH qu’il faut absolument prendre un traitement. Un médecin est compétent pour décider de l’initiation d’un traitement anti VIH. Les recommandations usuelles indiquent que la mise sous traitement a un caractère obligatoire lorsqu’un patient est à moins de 200 CD4. C’est le seuil en dessous duquel les infections opportunistes peuvent facilement se développer dans l’organisme d’une personne infectée.

Comment agissent les traitements ?
Les traitements permettent de maîtriser le virus, de ne pas le laisser dégrader rapidement l’immunité des personnes infectées. Mais les traitements ne sont pas éradicateurs, le virus reste présent dans l’organisme. C’est une véritable bataille biologique que se livrent virus et molécules antirétrovirales. Les traitements anti-VIH agissent à deux niveaux :
Ils empêchent l’infection des cellules CD4
Ils empêchent la réplication virale dans les cellules CD4 infectées
Lorsqu’il est efficace, un traitement a pour effet bénéfique de faire diminuer la charge
virale (quantité de virus dans le sang). La dégradation du système immunitaire par le
virus est donc moindre et le nombre de CD4 augmente.

Pourquoi les traitements ne sont-ils pas toujours efficaces ?
L’efficacité d’un traitement VIH est directement liée à l’observance (capacité d’une personne à prendre un traitement conformément à une prescription). Plus spécifiquement pour le VIH, l’observance doit être de 95%. L’infection à VIH est donc difficile à traiter car les thérapies imposent de ne jamais oublier les prises, sous peine de voir apparaître des résistances du virus. Elles obligent la modification du traitement, car il faut alors trouver d’autres combinaisons thérapeutiques pour lutter contre le virus. Celà impose une gestion sans faille des prises de médicaments, pas toujours compatible avec la vie sociale de la personne touchée. Le traitement VIH impose aux personnes traitées un combat quotidien dans la gestion des prises de médicaments,
des effets secondaires. Et cela, à vie.

Pourquoi est-il difficile de prendre un traitement ?
Les traitements anti-VIH sont basées sur des molécules qui ont une toxicité élevée. Les effets indésirables, fréquemment observés, sont de plusieurs types :diarrhées, nausées, neuropathies (affection des cellules nerveuses), lipodystrophie (modification de la répartition des graisses dans le corps : creusement des joues, amas de graisses au niveau du cou, du ventre…), effets neuropsychiques (vertiges, troubles d’humeur, dépression).

Ces effets peuvent atteindre, parfois rapidement, un stade mortel c’est pourquoi ils doivent être pris en compte dans le suivi médical des patients. Le sida est une maladie silencieuse, les traitements, par les effets secondaires, font réaliser au patient qu’il est malade. C’est pourquoi la prise en charge de l’infection à VIH doit dépasser le cadre purement médical et faire l’objet d’un suivi psychosocial régulier et centré sur le patient, pour lui permettre d’apprendre à gérer ces effets et les modifications de son quotidien.

Le sida est une pathologie incurable, les traitements sont prescrits à vie. L’incertitude quant à l’avenir, la peur du développement des résistances, les effets indésirables sont autant de freins à l’observance et donc à l’efficacité du traitement. Si les traitements ont considérablement augmenté l’espérance vie des personnes touchées, il ne faut pas oublier que le prix à payer pour cela est important et que dans la lutte contre le virus, le patient n’a le droit à aucun répit.

Pour en savoir plus :
www.actions-traitements.org
www.sida-info-service.org
www.sidaweb.com
www.vih.org

Les IST :
En France aujourd’hui nous assistons à une recrudescence de certaines IST (Infections sexuellement transmissibles). On oublie souvent qu’il existe d’autres maladies qui se transmettent sexuellement comme la syphilis, l’herpès génital, les infections à chlamidia et le virus de l’hépatite B. Elles sont souvent beaucoup plus répandues et se contractent plus facilement que le virus du sida.
Il est essentiel de reconnaître et de traiter les infections sexuellement transmissibles, ceci pour deux raisons :
ces IST peuvent être traitées et guéries si elles sont décelées à temps, sans quoi elles peuvent laisser des séquelles à vie,
la présence d’une IST peut favoriser l’entrée du virus VIH dans l’organisme par les voies sexuelles.

Attention !
Lorsqu’une IST est diagnostiquée, il est important d’en informer votre ou vos partenaire(s), afin d’éviter une propagation de l’infection, et que ces personnes puissent bénéficier elles aussi d’un traitement. Il est fortement conseillé de prendre le traitement jusqu’au bout même si les symptômes ont disparu et d’utiliser des préservatifs pour tout rapport sexuel A jusqu'à la fin du traitement.

A quoi sont-elles dues ?
Elles sont dues à des microbes qui peuvent être des virus, des champignons, des bactéries ou des parasites.

Comment se transmettent-elles ?
Elles peuvent se transmettre lors de rapports sexuels non protégés y compris les rapports bouche/sexe sans protection, même sans éjaculation ou en dehors de la période de règles.

Est-ce que ça se voit ?
Certaines maladies sexuellement transmissibles comme l’infection au VIH ou les hépatites par exemple passent inaperçues pendant une longue période car elles ne provoquent pas de symptômes ; d’autres au contraire se manifestent par certains signes comme l’apparition de boutons ou de verrues, des pertes malodorantes, des démangeaisons, irritations, etc...

Est ce grave ?
Tous ces signes anormaux doivent inciter à consulter rapidement. La majoritéA; des IST se soigne très facilement, mais si elles ne sont pas prises à temps, elles peuvent engendrer des conséquences relativement graves comme la stérilité, des cancers, etc.

Attention !
- N’essayez pas de vous soigner tout seul
- N’attendez pas, consultez rapidement un médecin, même si les signes disparaissent d’eux-mêmes.
- Prenez le traitement jusqu’au bout, et prévenez votre ou vos partenaires

Prévalence :
Le VIH/SIDA est l’un des problèmes de santé publique les plus importants auquel le monde est aujourd’hui confronté. En effet, selon le rapport de l’ONUSIDA (2005), 40,3 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA à travers le monde ; avec 4,9 millions de personnes infectées et 3,1 millions de personnes décédés en 2005. En 20 ans, la pandémie a fait près de 30 millions de décès et chaque jour, 14. 000 nouvelles infections sont enregistrées. Environ 60 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont en âge de travailler.

En Côte d’Ivoire, les estimations ONUSIDA, 2005 donnent un taux de séroprévalence du VIH de 7%, 570 000 personnes vivant avec le VIH dont 530 000 sont des personnes dont l’âge varie de 15 à 49 ans. L’enquête sur les indicateurs du SIDA (EIS) commanditée par le MLS en 2005 indique une séroprévalence dans la population générale de 4,7%. Le SIDA est la première cause de mortalité en Côte d’Ivoire avec 47.000 décès et 310.000 orphelins.


 
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